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Chandail de bébé de l'auteure où il est écrit J'suis Maud

Ce blogue a commencé dans la peur et l’autocritique. J’y écrivais pour tenir debout, pour apprivoiser le deuil et pour bercer la petite fille en moi. J’avais même choisi une photo de mon chandail de bébé, comme pour me rappeler d’être douce envers celle que j’étais.

Avec le temps, les mots ont changé de rôle. Ils m’ont aidée à grandir, à reconnaître mes forces, à retrouver de la confiance. 

Aujourd’hui, La Renarde des Lisières est l’espace où je rassemble tout cela : la mémoire et les apprentissages, la nature et la table, les récits et les saisons.

J’y écris sans chercher à donner de leçons. J’y viens pour partager, pour créer du lien, pour transmettre un peu de ce qui me fait vibrer. Et je suis heureuse, enfin, de dire que je suis contente de qui je deviens.

Photo de profil de Maud Rusk

Pourquoi La Renarde ? 

Bottes nord
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Ma mère avec une sculpture du renard dans Le Petit Prince sur la Costa Brava en Espagne

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Carte de souhaits offerte à ma mère l'an dernier

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Porte-clés offert à ma mère par ma nièce

M et R assemblées forment les initiales de mon nom - Maud Rusk. Utilisées depuis 1998

J'ai reçu ce surnom durant mes années universitaires en théâtre. Je rêvais alors d’absolu et de liberté. J’aimais l’intensité des grands dramaturges comme Grotowski et Artaud, et je découvrais la danse, l’attrait du politique, les réflexions d’enseignants engagés qui m’ouvraient au monde.

 

Ce n’est que plus tard que j’ai appris que Pauline Julien avait elle aussi été appelée La Renarde. Elle, la farouche et l’indomptée, la forte et la fragile. Alors ce surnom a pris une autre couleur, comme un héritage qui me dépasse.

 

Pour moi, c’était mon nom de rêveuse et d’écrivaine en devenir, mon nom de femme mystérieuse (rires). Je n’ai encore jamais croisé de renard dans la nature, mais il m’accompagne depuis toujours.

 

Dans les dernières années de vie de ma mère, nous avons découvert que nous partagions cette même affection pour le renard. Elle chérissait le récit du Petit Prince, où l’animal est porteur d’une vérité essentielle.

 

J’ai relu ces pages auprès d’elle, dans ses derniers jours.« On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux », dit le renard.Son absence est déchirante. Mais il me reste le cœur pour continuer de la voir, elle, mon essentielle.

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